Tada never falls in love : Accepter ses sentiments!

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Durant le printemps et une petite partie de l’été 2018, nous avons pu découvrir un nouvel anime shôjo sur la plateforme ADN : Tada never falls in love. Un anime traitant de l’amour quand on s’y attend le moins…

Résumé :

Tada est un garçon qui n’a jamais connu l’amour. Passionné de photo, il part, son appareil en main, admirer les cerisiers en fleurs. Il fait alors la rencontre de Theresa, une étudiante étrangère tout juste arrivée au Japon. Perdue et seule, Tada l’emmène au café de son grand-père pour qu’elle puisse trouver de l’aide. Commence alors pour Tada un voyage à la découverte de l’amour…

Source : ADN
Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Tada Never Falls in Love est un anime qui nous vient de la même équipe à l’origine de Gekkan Shoujo Nozaki-kun. L’anime raconte la romance douce et naïve d’un jeune garçon au bon cœur, Mitsuyoshi Tada et comment sa vie va changer lorsqu’il va faire la rencontre d’une jeune fille étrangère venue pour un échange entre étudiants : Teresa Wagner.

Un développement intéressant autour des personnages principaux

Bien que la série soit une comédie romantique entre un garçon japonais et une fille européenne, il reste que le vrai sens de l’anime tourne autour du personnage principal, selon moi, à savoir le développement de Mitsuyoshi. En effet, après avoir perdu ses parents très jeune, le jeune adolescent a une forte tendance à garder tous ses sentiments bien solidement verrouillés. Au plus profond de lui, il se sent responsable de la mort de ses parents et très vite, on va découvrir qu’il cache en lui une profonde colère vis-à-vis des gens qu’il a perdus. C’est un des points que j’ai le plus aimé dans l’anime d’ailleurs. L’intrigue romantique est importante mais elle ne prime pas sur le développement plus profond des personnages.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Et il faut dire que j’avais beaucoup d’attentes autour de ce personnage dont le développement personnel est beau à regarder dans son ensemble. Il ne fait aucun doute que s’il parvient petit à petit à s’ouvrir, c’est grâce à Teresa qui bouscule quelque peu ses blocages personnels. Cette dernière n’est pas en reste. Sa douceur et sa bonhomie font beaucoup. Et dans la progression de la série, il devient clair que derrière son côté innocent, elle est sans doute le personnage le plus mature. On le découvre notamment quand on découvre le poids qui pèse sur elle et sur son véritable rang. Le fait que la demoiselle soit capable de faire passer ses responsabilités avant ses propres sentiments personnels est une grande force et on comprend d’autant mieux pourquoi elle profite autant des petites choses simples lors de son séjour au Japon.

Une intrigue toutefois romantique mais compliquée…

Il faut bien avouer que l’aspect romantique dans Tada never falls in love est le plus long à se mettre en route. Et pourtant… Dès le début, on se doute que les deux personnages principaux s’aiment. Tous les éléments vont dans ce sens sauf qu’on est dans un principe assez connu des shôjo, à savoir ça-se-voit-comme-le-nez-au-milieu-de-la-figure mais les personnages préfèrent se voiler la face. Certes, il faut reconnaître qu’ils ont aussi des barrières personnelles à affronter pour comprendre cette réalité mais on se retrouve avec un rythme assez bancal à ce niveau, du moins, en ce qui me concerne. Ainsi, la première partie est assez lente et il ne se passe pas énormément de choses. On reste dans une relation platonique et ponctuée par les personnages secondaires appartenant au club de photographie. De ce fait, Teresa et Tada restent dans quelque chose d’assez morne où tout est surtout basé sur des implicites, quelques regards et quelques discussions mais rien de bien palpitant pour moi.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Tada a du mal à comprendre ce qu’il ressent. Il ne sait pas comment analyser ou interpréter là où nous, on comprend absolument tout. Et comme si les créateurs s’étaient rendus compte qu’ils approchaient de la fin et que les choses n’avaient pas tant avancé, on a sur la fin de l’anime une progression plus dynamique voire un brin maladroite où tout s’enchaîne très rapidement. Tada réalisant enfin ses sentiments face à une Teresa qui essaie en dépit de tout d’assumer ses responsabilités. Je reconnais que je n’ai pas trop aimé l’approche qui, pour moi, aurait pu gagner davantage en subtilité d’autant que le spectateur est loin d’être naïf. Il sait dès le départ que les deux personnages ressentent des choses. De ce fait, c’est quelque peu abrupte dans la manière de faire mais reconnaissons que cette explosivité tardive a le mérite de donner un coup de peps salutaire à l’intrigue.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Et c’est aussi à ce moment que je me suis davantage attachée à Tada car il comprend enfin qu’il a toujours été dans l’inaction et peut-être dans le passé d’une certaine façon. Il est vrai que tout va assez vite sur la fin mais j’ai quand même trouvé que c’était mignon et c’est sans doute une façon symbolique de faire comprendre qu’ils se sont délivrés de leurs attaches.

Des personnages secondaires vraiment attachants

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

A côté des deux personnages principaux qui se tournent autour, on a une galerie de personnages secondaires qui apportent tous quelque chose à l’histoire. Et certains ont même leur propre intrigue comme Alex (ou Alec), la confidente de Teresa. On voit qu’elle est très attachée à sa maîtresse et elle fait tout pour la préserver quitte à se nier en cachant désespérément les sentiments qu’elle ressent pour le fiancé de Teresa : Charles de la Loire. J’ai eu beaucoup d’admiration pour Alex car elle a une formidable capacité d’abnégation. Puis, on voit qu’elle souffre également : elle souffre pour Teresa car elle a conscience de ce qu’elle subit mais aussi pour elle-même car elle sait que son rang est un frein pour qu’il y ait quoi que ce soit avec Charles.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

J’ai regretté qu’il n’y ait aucune conclusion à ce sujet sur la fin. On laisse cela en suspens…J’avais d’ailleurs peur que Charles soit le trublion « bad boy » prétentieux venant s’insérer pour former le triangle amoureux. Mais finalement, on se rend compte qu’il est loin d’avoir ce rôle et on découvre un jeune homme bien plus perspicace des choses qui l’entourent. Il se révèle bienveillant et d’une grande compréhension.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Le personnage de Kaoru est aussi un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est vrai qu’il est toujours dans l’excès, ce qui fait de lui la touche comique de l’anime avec Hajime. En fait, Kaoru est un personnage optimiste pour justement éclairer l’humeur de ses amis, en particulier de Mitsuyoshi. Excepté lui-même, je pense qu’il aime énormément ce dernier. Et d’ailleurs, il est parfaitement conscient derrière ses drôleries de tout ce que Mitsuyoshi a enduré. J’ai adoré le petit flashback qui montre ce qu’il fait pour qu’il ne soit plus triste. Ou encore quand il « booste » son ami pour qu’il ose enfin déclarer ses sentiments à Teresa.

On a aussi les autres membres du club : Hajime, le président, totalement obsédé par une idole nommée Hina. Souvent hilarant et totalement aveugle puisqu’il est incapable de voir que c’est son amie d’enfance, Hinako, qui est Hina. On n’a qu’un épisode qui est réellement consacré à eux et c’est dommage car comme pour Alex, on ne connaît pas la finalité de leur relation.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Enfin, on a Kentaro qui est assez mignon et totalement épris d’une femme plus âgée. Cette relation reste également au stade d’une relation platonique où Kentaro est plus en admiration que dans l’action se contentant d’être heureux si la femme qu’il aime l’est aussi. Et de ce fait, il est incapable de voir l’amour que Yui, la petite sœur de Mitsuyoshi, éprouve pour lui. Je l’ai trouvée super mignonne de manière générale.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

En somme, tous ces personnages sont plaisants mais on ne pousse pas plus loin les choses pour la majeure partie.

Mention spéciale au chat qui, de son côté, vit aussi ses propres mésaventures.

Une tranche-de-vie se cherchant quelque peu…

La dimension tranche-de-vie est très marquée dans Tada Never Falls in Love. On voit surtout les personnages au club de photo, au restaurant du grand-père de Mitsuyoshi mais rarement en classe. Et justement, j’ai eu l’impression que cela était davantage pour axer sur certains aspects de la vie. Si on reprend Mitsuyoshi, la photo est réellement importante pour lui mais on peut aussi avoir l’impression qu’il se cache fréquemment derrière les photos pour ne pas avoir à affronter sa propre réalité.

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

Cela vaut également pour Teresa qui est le sourire incarné alors que l’on découvre bien après que ce sourire trahit une forme de tristesse parfois. Les personnages principaux se cherchent beaucoup et de ce fait, on a aussi l’impression que l’anime cherche son rythme.

Un cadre très réussi !

Tada never falls in love

Tada never falls in love – © by Dogakobo /

L’une des forces de l’anime est dans son graphisme que je trouve particulièrement réussi. Il y a un arrière-plan vraiment bien travaillé avec des couleurs qui sont vraiment éclatantes. On remarquera aussi une prépondérance à montrer des cerisiers en fleurs comme pour peut-être symboliser le fait que les personnages sont dans une forme de renaissance et la fin de l’anime abonde dans ce sens quelque part.

Une musique entraînante !

L’opening intitulé « Tomodachi Film » se révèle assez dynamique et on se laisse porter par cela. Quelque part, c’est assez en accord avec l’esprit de l’anime. L’ending intitulé « Love Song » reflète davantage les troubles amoureux des deux personnages. En somme, l’opening est plus collectif là où l’ending est plus intimiste.

En conclusion, Tada never falls in love est un anime que j’ai pris plaisir à regarder dans son ensemble même si parfois j’aurais aimé une forme de régularité dans le rythme ou dans la progression de l’histoire. Il n’en demeure pas moins que j’ai beaucoup aimé ce rapport à la photo et ce qui en découlait. La relation entre Mitsuyoshi et Teresa s’avère assez touchante. Un anime que je vous recommande si vous êtes en quête d’une histoire romantique.

Informations :

Titre VO : 多田くんは恋をしない
Titre traduit : Tada-kun wa Koi wo Shinai
Année : 2017
Studio : Dogakobo
Genres : shôjo, romance, tranche-de-vie, school life
Réalisateur : YAMAZAKI Mitsue
Nombre d’épisodes : 22
Éditeur VF : ADN
Durée : 25 mins environ

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s