Konbini Kareshi : La valse des sentiments…

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

L’été dernier, nous avons pu découvrir sur la plateforme Crunchyroll, Konbini Kareshi, un anime constitué de 12 épisodes qui raconte les mésaventures amoureuses d’un groupe de lycéens passant souvent devant une supérette qui devient le lieu de toutes les rencontres. Je dois dire que j’ai eu du mal à rentrer dans cet anime que je n’ai d’ailleurs fini que cette année. Retour sur un anime qui aurait pu mieux fonctionner…

Résumé :

C’est le printemps, moment où les élèves entament une nouvelle année scolaire. Haruki et Towa entrent au lycée. Nasa retrouve son club de cuisine dont il est le seul membre. Natsu a, quant à lui, décidé d’être un peu plus sérieux cette année et de moins sortir. Ses amis Mikado et Masamune s’en amusent. Tous ces élèves ont tous un point commun : ils passent régulièrement par la supérette à côté du lycée. Ce magasin devient ainsi un lieu de rencontres et d’échanges.

Source : Crunchyroll.fr

Konbini Kareshi est un anime pour lequel j’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans l’histoire. Il faut dire que les choses sont extrêmement lentes et pour moi qui aime le dynamisme, j’ai dû m’armer de patience pour en venir à bout. Du début jusqu’à la fin, j’ai d’ailleurs eu peu d’émulations face à cet anime que j’ai trouvé gentillet mais pas transcendant. Les raisons s’expliquent par les divers points ci-dessous.

Une intrigue manquant d’ampleur…

L’intrigue aurait pu être intéressante mais malheureusement, on ressent très vite ses limites. Ainsi, l’histoire est centrée autour d’un groupe de quatre jeunes (on ne sait pas vraiment s’ils sont amis au départ…) qui s’arrêtent toujours au konbini en allant ou rentrant du lycée. Les relations vont alors se développer au gré des rencontres faites autour de ce konbini. On retrouve parmi ce groupe de jeunes, deux filles : Mashiki et Mihashi et deux garçons : Mishima et Honda.

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

Pour être honnête, on comprend très vite qui aime qui. Mais l’un des gros problèmes de l’anime, c’est son rythme très besogneux. C’est incroyablement long le temps que les choses se mettent en place, que les personnages prennent le devant, qu’ils arrêtent de tourner autour du pot ou tout bêtement qu’il y ait du mouvement. J’avoue ne pas avoir compris certains choix scénaristiques ou quand il y a des moments plus intéressants, c’est gâché par des éléments assez grotesques (je pense à une scène de baiser notamment ou encore à la fameuse scène de déclaration. Si vous regardez, vous comprendrez de quoi je parle…). En cela, je me suis dit : « Mais pourquoi ? » car ces choix ne font qu’enfoncer un peu plus l’anime dans une forme de mollesse dont elle ne sort jamais. Et même si l’épisode 11 réserve une petite surprise apportant un léger souffle sur la fin, on reste réellement sur une forme de frustration du début à la fin.

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

Des relations mal étoffées…

L’autre problème majeur de l’anime, c’est très clairement les relations entre les protagonistes. Là où j’ai été étonnée, c’est que l’opening nous montre plusieurs personnages donc plusieurs relations amoureuses. Or, pour moi, on ne se concentre que sur un couple principal (Miharu et Mishima) et d’autres couples secondaires. On s’intéresse un moment au couple Mami/Honda. Mais cela reste très surfait de manière générale. En outre, quand les choses avancent entre eux, on a quand même la sensation que cela stagne en raison de la demoiselle qui est assez lourde par moment… Aki Asukai qui est en couple avec Masamune Sakurakouji ou Kokono Minowa, en couple avec Natsu Asumi, sont vaguement esquissés dans les relations. Là encore, une réelle incompréhension : pourquoi ne va-t-on pas plus loin ? C’est comme si les personnages avaient disparu. Ensuite, on a également la relation frère/sœur avec le complexe qui en découle. Mais dans cette relation, j’avoue que je n’ai pas tout compris car je ne sais pas pourquoi la « sœur » en question l’appelle « mon frère ». On a simplement une ébauche de réponse à la fin mais cela reste très insuffisant.

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

L’histoire qui reste la plus travaillée est sans doute sur le couple principal bien qu’à mon sens, il y a de nombreux manques. Cela est aussi lié au fait que les personnages ne savent jamais comment saisir les occasions et de ce fait, ils stagnent terriblement. Pour autant, j’ai quand même aimé le couple Miharu/Mishima. Malgré les nombreux non-dits, maladresses et incertitudes, il y a des moments où je les trouvais mignons dans leur manque de confiance respectif. Mais ils traînent tellement que cela peut aussi finir par lasser. Mais je trouve qu’il est dommage d’avoir joué sur des attentes qui sont finalement déçues car en définitif, on voit que les scénaristes n’ont pas eu le temps de réellement faire quelque chose d’abouti pour chaque histoire. Et en conclusion, les histoires sont construites sur du vide…

Des personnalités manquant de force…

Là où le bât blesse également, c’est que les personnalités dans Konbini Kareshi manquent cruellement de dynamisme et donc d’intérêt. Les personnages sont assez fades dans leur ensemble. Et cela, parce qu’on a à nouveau la sensation que rien n’est réellement travaillé. Je trouve même qu’ils se ressemblent dans l’ensemble et qu’ils n’ont pas de vraie caractérisation. Par exemple, la timidité se retrouve chez un grand nombre de personnages. Certes, on a Honda qui joue parfois le drôle de service mais ils semblent tous mus par l’inactivité ou quand ils agissent, c’est sur la fin comme s’il fallait vite résoudre l’histoire.

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

Il reste quand même le couple Miharu/Mishima où sur la fin, on a quand même quelque chose d’un peu plus profond notamment avec la découverte d’un secret surprenant. Cela apporte une petite richesse inattendue. Pas suffisante toutefois pour se prendre totalement d’intérêt. Mais en fait, on peut avoir l’impression que c’était aussi pour donner plus d’intensité dramatique à l’histoire comme aux personnages.

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

On essaie quand même de montrer comment Mishima se bat pour affirmer ses sentiments et les faire comprendre à Miharu (même si elle n’est pas très futée parce que cela se voit comme le nez au milieu de la figure).

Une réalisation un peu bancale…

Konbini Kareshi

Konbini Kareshi – ©Makoto Senzaki/KADOKAWA/Convenience Store Boy Friends Project

C’est le studio Pierrot qui est à la réalisation de Konbini Kareshi. Un studio qui a déjà fait ses preuves à de nombreuses reprises. Et j’ai trouvé que le travail manquait de structure. En arrière-plan, le travail est plutôt correct et on retrouve beaucoup de détails qui étoffent le cadre. Mais c’est le travail sur le chara-design qui pêche un peu. Les visages des personnages manquent cruellement d’expressivité, ce que j’ai particulièrement regretté. Alors que les troubles devraient être plus marqués, on ne ressent pas grand-chose bien souvent. Comme s’ils étaient aussi statiques que leurs actions.

Une musique qui n’emballe pas tant…

Je n’ai pas été particulièrement séduite par l’opening. Quelque part, elle est presque en désaccord avec ce qui passe. En outre, elle s’appelle « Stand up now ». J’ai presque trouvé cela paradoxal car c’est tout le contraire des personnages. En tout cas, je ne l’ai pas trouvée transcendante. Quant à l’ending, elle colle peut-être plus à l’ambiance un peu doucereuse mais elle manque de caractère dans son ensemble.

En conclusion, Konbini Kareshi m’a laissé une impression assez mitigée. J’ai la sensation que l’on est passé à côté de nombreuses choses que ce soit au niveau des histoires, de la personnalité des personnages ou encore de l’enjeu principal. Je pense que si les découpages avaient été mieux marqués comme dans Rainbow Days par exemple, l’intérêt aurait été plus marqué.

Informations :

Titre VO : コンビニカレシ
Titre traduit : Convenience Store Boyfriends
Année : 2017
Studio : Pierrot
Genres : shôjo, romance, tranche-de-vie, school life, comédie
Réalisateur : DATE Hayato
Nombre d’épisodes : 12
Éditeur VF : Crunchyroll
Durée : 24 mins

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s