Kobato : Le souhait le plus cher…

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

Retour sur un anime de 2009 (déjà…) qui a suscité bien des émois quand je l’ai vu : Kobato issu du manga du même nom des prestigieuses CLAMP. Kobato a été une de mes bonnes surprises. Au départ, je pensais qu’il était un peu plan-plan. Et il l’est mais d’une bien merveilleuse façon…

Résumé :

Kobato est une jeune fille gentille mais un peu naïve dont la mission est de soigner le plus de personnes possible en collectant des sentiments blessés dans sa bouteille magique, tout en ne devant pas tomber amoureuse.
Accompagnée de son conseiller, le chien-peluche Ioryogi, elle découvre la vie sur Terre ainsi que nos coutumes petit à petit. Sa bonne humeur et sa volonté sans faille seront ses principaux atouts dans sa quête.
Réussira-t-elle à réaliser son propre souhait ?

Source : Animeka.

Un anime très enjoué!

Kobato est une très bonne surprise aussi bien au niveau de l’histoire que visuellement. Kobato est une jeune fille qui a pour but de récolter les sentiments blessés des gens pour pouvoir accomplir ses rêves. On ne sait rien de la jeune fille, elle arrive d’on ne sait où, avec une mission et accompagnée d’une peluche se prénommant Ioryogi. Mais cette peluche est particulière puisqu’elle a le don de la parole et on découvre par la suite qu’il est en quelque sorte le « mentor » de Kobato : c’est lui qui la surveille et qui la rappelle à l’ordre quant à l’objet de sa mission.

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

Ce qui est plaisant dans cet animé, c’est avant tout la personnalité haute en couleur de Kobato : candide, maladroite mais toujours enjouée, la jeune fille est une vraie force de la nature, toujours prête à rendre service et oubliant très souvent l’objet de sa quête. C’est parce qu’elle a du mal à refuser d’apporter son aide qu’elle va trouver un travail bénévole dans une crèche Yomogi dirigée par Melle Sayaka. En dehors de cet aspect, c’est aussi la relation de Kobato avec Ioryogi qui est intéressante. Ce dernier est toujours tyrannique, colérique et ne cesse de s’en prendre à Kobato. Mais c’est tellement drôle entre eux qu’on ne peut s’empêcher de rire. D’autre part, la peluche est très incommodée par son apparence, bien qu’on ne sache pas ce qu’il en retourne précisément au début, on comprend qu’Ioryogi a un lourd passé qui lui a valu d’être ce qu’il est à présent, à savoir une peluche. D’autre part, si Ioryogi se montre souvent autoritaire envers la jeune fille mais au fur et à mesure, son comportement change, il devient un tantinet plus docile et la fin de l’anime est tout simplement bouleversante puisqu’on découvre qu’il a un réel attachement pour Kobato qu’il ne voulait pas montrer (c’est un personnage très fier). Un aspect très bien mis en scène.

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

Une relation terriblement touchante…

Ensuite, il y a aussi la relation entre Kobato et Fujimoto. Ce dernier est en quelque sorte un Ioryogi sous forme humaine. Très sombre et guère souriant, c’est un jeune étudiant qui a été élevé par le père de Melle Sayaka, il a donc grandi avec elle et lui voue un attachement sans borne, mais c’est aussi un personnage en souffrance. Fujimoto est très renfermé, on sait peu de choses sur lui, mais on sait que c’est un être blessé. Au fur et à mesure de l’avancée de l’anime, on apprend son passé assez dramatique et la peur qui est inhérente entre lui. Il se montre toujours blessant envers Kobato, mais on comprend que sa brusquerie n’est qu’une facette pour en quelque sorte préserver la jeune fille.

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

On sent très souvent chez lui qu’il ne souhaite pas blesser mais qu’il a aussi du mal à être diplomate. La découverte finale de l’histoire de Kobato va entraîner chez lui un véritable changement et la fin entre les deux personnages est tout bonnement sublime : le personnage est guéri de ses sentiments blessés d’une très belle manière.

Des mystères derrière la bonhomie…

Dernier point très intéressant, c’est les mystères de la crèche. Sous des abords très joviaux, elle cache un terrible secret. En effet, Melle sayaka croule sous les dettes et les créanciers ne manquent pas de lui rappeler son échéance : partir de la crèche qui va être détruite. Si la jeune femme fait tout pour cacher cet aspect à Kobato et Fujimoto, ces deux derniers ne sont pas dupes et Kobato fera tout en œuvre pour pouvoir aider la crèche du mieux qu’elle peut, mais ce ne sera pas sans mal. L’optimisme de la jeune fille en prendra un coup. Et l’évolution de Kobato qui a souvent des airs enfantins, prend un trait plus mûr.

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

La jeune fille comprend qu’elle ne peut pas toujours aider comme elle veut, même avec la bonne volonté. Outre les déboires de la crèche, le personnage de Sayaka est aussi intéressant. La jeune femme a un passé assez chaotique. De plus, on apprend que l’un des créanciers qui veut détruire la crèche n’est autre que son mari. Mais c’est beaucoup plus complexe entre eux et si le mari joue les méchants, on finit vite par découvrir qu’il essaie tout bonnement de la protéger.

Les références indispensables…

Enfin, petit bonus très appréciable, ce sont les différents cross-over. CLAMP est connu pour ses personnages en abîme en quelque sorte : le retour des personnages dans d’autres séries. Et bien, ici, on n’y échappe pas. Chitose Mihara, la logeuse de Kobato a été vue dans Chobits, de plus, on a le plaisir de voir les personnages de Tsubasa Reservoir Chronicle pour un épisode très amusant (notamment avec Mokona).

Un graphisme d’exception

En ce qui concerne le graphisme, c’est un pur régal, très riche en couleurs, il représente assez bien le contexte de l’animé. Les personnages sont très bien dessinés et c’est fidèle à l’esprit CLAMP je dirais.

Une bande-son vraiment réussie!

Kobato

Kobato – © by Madhouse /

J’ai été vraiment très séduite par l’OST de Kobato (d’ailleurs, j’ai toujours quelques musiques sur mon téléphone portable). Ce qui est intéressant, c’est que l’on peut autant avoir des moments propres à l’insouciance et on ressent le côté guilleret. Et puis, de manière parfois soudaine, les thèmes peuvent prendre une forme de gravité. De ce point de vue, j’ai beaucoup apprécié.

Par conséquent, c’est un anime qui mérite vraiment d’être regardé. Il ne faut pas le regarder en pensant que c’est enfantin car ce n’est pas du tout cela, au contraire, il faut porter un regard d’adulte. Kobato délivre de belles moralités et la personnalité enjouée de la jeune fille y est pour beaucoup.

Informations :

Titre VO : こばと
Titre traduit : Kobato
Année : 2009
Studio : MADHOUSE
Genres : shôjo, romance, tranche-de-vie, fantastique, aventure, comédie
Réalisateur : MASUHARA Mitsuyuki
Nombre d’épisodes : 24
Éditeur VF : Kazé (nouvellement ADN – La série n’est plus licenciée chez l’éditeur)
Durée : 24 mins

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