No Game No Life T.1 : Deux gamers dans un univers cloîtré!

No Game No Life

No Game No Life T.1 – ©Mashiro Hiiragi / Yuu Kamiya 2013 KADOKAWA CORPORATION

No Game No Life… Si ce nom vous dit quelque chose, c’est sans doute parce que vous avez entendu parler de sa version anime qui a connu un certain succès en France sur la plateforme ADN. Et c’est chez Ototo Manga que l’on peut découvre la version manga adaptée du Light Novel de Yuu Kamiya.

Résumé :

Sora et Shiro sont deux frères et soeurs : le plus grand est sans emploi, la plus jeune, déscolarisée. Ils vivent ensemble confinés chez eux, en marge de la société. Sur Internet, on parle d’eux comme une véritable légende urbaine, au vu de leur talent aux jeux vidéo. Le monde réel, lui, n’est rien de plus qu’un « jeu pourri » pour la fratrie. Mais un beau jour, quelqu’un se surnommant « Dieu » les transporte soudainement dans un autre monde où tout serait déterminé par les jeux ! Ces deux rebuts de la société deviendront-ils les sauveurs de ce nouveau monde ?

Source : Ototo Manga

Avis :

« Tu sais des choses sur [   ] ? » (Un joueur) – Tome 1

No Game No Life nous entraîne dans le monde virtuel que se sont constitués Sora et Shiro. Le premier est âgé de 18 ans et est un vrai NEET incapable d’avoir un emploi tandis que sa sœur Shiro, âgée de 11 ans est une hikikomori déscolarisée. Tous deux forment des joueurs d’exception sur le net et sont connus sous le pseudonyme de [  ] (on n’en sait pas plus…). Voilà qu’un jour, ils reçoivent une étrange invitation pour faire une partie d’échecs. En gagnant contre le Dieu qui les avait mis au défi, ils se retrouvent propulsés dans un autre monde où tout serait déterminé par les jeux.

« Ce monde est chaotique et absurde. Il est totalement dénué de sens. » (Sora) – Tome 1

A l’instar de SAO ou encore de Re : Zero, No Game No Life fait partie du genre Isekai. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un sous-genre de la fantasy japonaise dont l’intrigue tourne principalement autour d’un personnage normal qui est transporté ou piégé dans un univers parallèle. Sauf que dans le cas de nos héros, on ne sait pas si le terme « normaux » est approprié tant ils sont singuliers. Néanmoins, le cadre reste quand même un peu différent car on apprend que dans ce nouveau monde, les  seize « races » sont soumises aux dix lois de Dieu. Ainsi, pas de morts, pas d’agressions ni même de sang. Tous les conflits doivent obligatoirement se régler par le jeu. En somme, l’auteur choisit de faire de l’utopie un monde presque véritable. Dans la mesure où le frère et la sœur voit notre monde comme étant pourri, ils n’ont aucune raison de s’y accommoder mais devront s’accommoder d’un univers qui les définit.

No Game No Life

No Game No Life T.1 – ©Mashiro Hiiragi / Yuu Kamiya 2013 KADOKAWA CORPORATION

Pourtant, on constate que ce monde qui évite les conflits n’empêche pas pour autant de voir quelques rivalités et c’est toujours la loi du plus fort qui prédomine quelque part.

Les personnages vont devoir s’associer à l’Imanity considérée comme la  race la plus faible. Mais bon gré, mal gré, nos deux héros vont voir cela comme un défi à relever. Et qui mieux que [   ] pour y arriver…

« Faire venir deux gamers qui restent cloîtrés chez eux dans un monde de fantasy comme celui-là. C’est ce que j’appelle une blague de mauvais goût. » (Sora) – Tome 1

Ce premier volume n’est qu’une vaste introduction toutefois nécessaire pour comprendre les enjeux et voir les diverses interactions entre les personnages. D’autant qu’assez paradoxalement, si la petite histoire bonus nous les montre comme des personnages ayant du mal à s’adapter à la vie sociale, on remarque que dans « leur monde », ils éprouvent une certaine aisance pour s’ouvrir aux autres. Et quelque part, on prend davantage le temps de les cerner. Sora apparaît comme un personnage manipulateur, sarcastique et nonchalant. Pourtant, il a parfois des réactions propres à l’adolescent qu’il est et son amour pour sa sœur le rend finalement assez touchant. Shiro paraît assez distante et on pourrait voir en elle le type de la « tsundere » possédant une intelligence étonnante. Mais quelque part, quand on la voit commencer à parler sans discontinuer révélant une hardiesse inattendue mais peut-être plus propre à une enfant de son âge. Nul doute que ces éléments permettent de s’attacher assez vite à ce duo surprenant.

No Game No Life

No Game No Life T.1 – ©Mashiro Hiiragi / Yuu Kamiya 2013 KADOKAWA CORPORATION

L’intrigue joue aussi beaucoup sur l’humour et les sarcasmes des personnages. Ce qui est assez amusant ou un brin étonnant, c’est que Sora et Shiro semblent ne s’étonner de rien comme si ce monde ne les surprenait pas. En cela, on comprend qu’ils apparaissent fréquemment blasés par les choses qui les entourent. Il faut voir comment ils considèrent Stéphanie qu’ils parviennent bien souvent à manipuler. Pourtant quand on voit ce qu’exige Sora de sa part, on se dit que dans le fond, il reste assez humain. Il a beau se payer la tête de Stéphanie, il possède des qualités qui demeurent positives.

Il reste que l’on attend un peu plus de l’intrigue. Pour l’instant, on s’amuse des diverses mésaventures mais j’attends un peu plus de profondeur. On reste encore dans la découverte pour se familiariser avec le cadre, les personnages et l’intrigue.

Un autre aspect qui plaira ou non, c’est que le titre joue beaucoup sur le fan-service. Alors, je n’ai jamais été une très grande fan et même quand je regardais l’anime, je trouvais que cela n’apportait pas forcément grand-chose d’autant que parfois, il y a des côtés tendancieux avec Shiro (mais je pense que c’est totalement fait exprès). Certes, c’est un point qui est inhérent au titre mais je reste sur l’idée que cela ne lui sert pas forcément.

Du côté des dessins, le style de l’auteur est plutôt agréable. J’aime bien les traits de manière générale. Les détails sont aboutis notamment ceux qui touchent au monde où se retrouvent les personnages. Un travail de finition qui se veut pertinent. L’édition délivrée par Ototo Manga est de très bonne qualité avec des pages couleurs très réussies au début. D’autant que cela reflète assez bien l’univers coloré que l’on pouvait voir dans l’anime.

On appréciera également l’histoire bonus qui est une nouvelle. Cela nous permet notamment de revenir sur les personnages et d’approfondir leur caractérisation.

Pour conclure, ce premier tome est réussi dans son ensemble. Les personnages sont décalés mais attachants, les éléments sont posés même si on attend un peu plus. Dans tous les cas, si vous avez aimé l’anime ou le light-novel, vous ne devriez pas être déçu(e)s.

Avis réalisé grâce au service presse des éditions Ototo Manga que l’on remercie.

Informations :

Titre VO : ノーゲーム・ノーライフ
Titre traduit : No Game No Life
Genres : shônen, fantastique, jeux-vidéo, fantasy, monde parallèle, comédie, réflexion
Nombre de tomes VF/VO : 1/4 (En cours/Terminé)
Auteurs : Yuu Kamiya (scénario) | Mashiro Hiiragi (dessin)
Édition VF : Ototo Manga
Prix : 7,59€

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