Barakamon : L’art d’avoir la pêche!!

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

Barakamon fut un des animes coup de cœur de l’année 2014. Il faut dire que le manga, publié chez Ki-Oon, avait déjà conquis un large public. C’est Crunchyroll qui a proposé l’adaptation du manga. Et autant qu’à l’instar de ce dernier, on ne peut que tomber sous le charme des personnages hauts en couleur et notamment de la pétillante Naru et du dépassé Handa.

Résumé :

Seishu Handa est un calligraphe très prometteur, mais il a aussi de la répartie ! Parce qu’il a assommé un conservateur de musée qui était critique envers son travail, le voilà puni, obligé d’aller se mettre au vert dans la campagne profonde du Japon. Au moins ce jeune homme de la ville pensait-il trouver le calme pour perfectionner son art, mais il n’est pas au bout de ses surprises…

Source : Crunchyroll

Avis :

Barakamon fait partie des animes dont j’attendais beaucoup. Et autant le dire : cette adaptation ne déçoit aucunement pour l’instant. En effet, la fraîcheur et la drôlerie du titre manga se retrouvent très facilement pour notre plus grand plaisir.

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

La vie quotidienne y est dépeinte avec tellement de simplicité que l’on se laisse porter. Et Barakamon représente parfaitement la tranche-de-vie. C’est un anime relaxant d’une certaine façon où tout fonctionne à merveille : l’atmosphère paisible et l’humour léger (ou lourd haha). Mais Barakamon se distingue quand même par cette volonté de faire mûrir le personnage principal avant toute chose.

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

Il ne faut pas oublier que le titre est une confrontation entre deux univers totalement différents : un citadin qui découvre un cadre champêtre. Une expérience de vie difficile quand on a été habitué au rythme de la ville. Handa est un être au début totalement obsédé, passionné, perfectionniste voire un peu imbu de sa personne. Mais il reste profondément de bonne composition dans le fond. Si Handa s’ouvre à la population, c’est essentiellement parce qu’il n’a pas le choix et que les habitants ne lui laissent pas le choix. Ils le happent dans tous les sens du terme ce qui donne très fréquemment lieu à des moments irrésistibles. Sa personnalité s’en trouve influencée tout comme la façon dont il aborde son travail. De ce fait, on retrouve très peu de « subtilité » dans Barakamon mais c’est pour notre plus grand plaisir. Tout est souvent dans l’excès, un peu grossier mais terriblement charmant comme s’il y avait une alliance malgré tout subtile entre l’excentricité et le sublime. Tous ces moments sont autant d’expériences pour que Handa sorte de sa bulle de citadin et peut-être aussi de ses préjugés. Et cela va passer avec le don (bien malgré lui) que possède notre personnage avec les enfants. Ils le collent comme une sangsue peut coller. Et si Handa essaie souvent de faire bonne impression, ils le plient très souvent à leurs diverses lubies. Et quand Handa n’est pas entouré de « la marmaille », ce sont les adolescents qui lui mettent le grappin dessus.

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

Les éléments ne s’éloignent pas réellement du manga de base. En effet, on suit les mésaventures de Handa qui cherche à s’affirmer en tant que calligraphe mais qui va finalement faire une expérience de la vie au contact des nombreux habitants qu’il va rencontrer sur l’île. On retrouve ce même regard de l’étranger sur les préjugés liés à la campagne. Ce qui permet à Handa de se raviser sur les campagnards car force lui est de constater qu’il apprend des choses au fur et à mesure. La dimension tranche-de-vie est donc très présente et amenée avec beaucoup d’aisance. Chaque aventure devient propice au rire le plus souvent. J’ai particulièrement rigolé avec Naru en Bonhomme ou Tamaki et le boy’s love. C’était aussi jouissif que dans le manga. La façon de donner également un accent campagnard aux personnages permet d’ancrer l’anime dans quelque chose de très réaliste. On retiendra notamment le dialogue de sourdes, pour l’occasion, entre les deux vieilles de la boutique. Un moment épique tout de même !

Le point fort, c’est indéniablement cette relation touchante, complice et drôle entre Seishu et Naru. Le caractère de la petite fille est un vrai rayon de soleil dans l’anime. D’autant que cela est amplifié par la seiyuu qui colle parfaitement au dynamisme de Naru. J’apprécie trop ses réparties et sa façon de déconcerter Seishu. Ce qui est assez particulier, c’est que peut-être dans l’anime, on ressent plus facilement le rapprochement entre ce jeune homme et cette petite fille dégourdie. Par exemple, je trouve que l’on voit davantage le fait que Seishu se préoccupe vite de Naru, alors que dans le manga, cela me semble un peu plus loin. Peut-être que le format de l’anime explique cette connivence plus rapide.

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

Les personnages sont très présents dans l’anime puisqu’on a une galerie vaste. Et sans qu’ils soient exceptionnels, ils s’avèrent touchants par ce qu’ils apportent.

Bien sûr, difficile d’évoquer Barakamon sans parler de l’humour très présent. Et de ce point de vue, on est servi. Les répliques sont savoureuses et j’adore les échanges souvent décalées entre les habitants et Seishu (ses réactions sont mémorables). On peut dire que l’anime retranscrit réellement bien cette ambiance légère mais attachante. Les personnages sont un une vraie dose de bonne humeur et on prend plaisir à les découvrir.

Le rendu visuel est assez convaincant. Les paysages sont notamment très bien réalisés concourant au cadre chaleureux. Je trouve le chara-design vraiment fidèle au manga dans son ensemble. Les voix sont bien choisies pour les personnages dans leur ensemble. J’aime beaucoup la représentation du cadre avec la mer notamment. En tout cas, j’ai été assez enthousiasmée par l’animation. Après, il faut avouer que l’anime prend parfois de petites libertés et certains chapitres du manga sont ignorés sans doute par souci scénaristique puisque l’anime ne comporte que douze épisodes. De même, on pourra noter une importance moindre pour certains personnages.

Barakamon

Barakamon – © by Kinema Citrus /

Il faut terminer sur le choix de l’opening et l’ending. Je dirais que le premier donne le ton et invite à être joyeux d’une certaine façon. On sent l’optimisme et la chaleur qui s’en dégage. Quant à l’ending, j’ai un vrai coup de cœur. Je trouve que cela correspond réellement à ce qui ressort de la complicité entre Naru et Seishu, d’autant que le titre est bien trouvé : « Innocence ». En effet, l’innocence et la spontanéité de Naru permettent à Seishu de découvrir énormément de choses à son insu.

En conclusion, Barakamon est un anime réjouissant et qui met du baume au cœur. L’atmosphère, le personnage en quête d’apprentissage, les petites pointes de subtilité derrière l’humour sont autant d’éléments qui permettent de passer un agréable moment.

Informations :

Titre VO : ばらかもん
Titre traduit : Barakamon
Année : 2014
Studio : Kinema Citrus
Genres : shônen, comédie, tranche-de-vie
Réalisateur : TACHIBANA Masaki
Nombre d’épisodes : 12
Éditeur VF : Crunchyroll
Durée : 23 mins environ

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