Don’t worry, be happy! T.1 : L’épanouissement à portée de main!

Don't worry, be happy!

Don’t worry, be happy! T.1 – HOSHI TO KUZU © 2015 by Kaori Hoshiya / SHUEISHA Inc.

Don’t worry, be happy! de Kaori Hoshiya est le nouveau shôjo propose par les éditions Akata lors de cette rentrée 2017 ! L’éditeur, fort d’une envie d’être dans un renouvellement permanent a inauguré une nouvelle catégorie : « Shôjo Feel Good ». Un concept intéressant puisqu’il propose des titres plus légers. Avec déjà deux volumes en cours, Kyoukai’s World vous propose de découvrir le premier volume.

Résumé :

Depuis que son père les a quittées, laissant derrière lui de lourdes dettes, Anzu vit seule avec sa mère… dans la pauvreté. Aussi, son rêve est simple : réussir dans la vie, si possible en gagnant un bon salaire ! La première étape pour ça, c’est bien évidemment de réussir sa vie scolaire, et quoi de mieux sur son C.V. que d’être présidente du bureau des élèves ? La jeune lycéenne, bien qu’en première année, se présente aux élections des délégués, mais va très vite déchanter : détrônée par le populaire Seiji, elle ne devient que vice-présidente. Pire que tout, elle découvre que les autres membres du conseil ne sont là que pour des raisons complètement futiles. La popularité et l’apparence sont-ils les premiers critères pour réussir dans la vie ?! Blasée, Anzu réalise que le chemin vers le succès est encore long… Mais pas le temps de tergiverser : déjà, il faut préparer l’année scolaire pour le bien de tous ses camarades !

Source : Akata.

Avis :

Je dois reconnaître que la simple mention du titre me donnait envie de le lire. Tout le monde connaît cette rengaine en anglais « Don’t worry, be happy » notamment parce qu’il existe une chanson intitulée ainsi également. De ce fait, je voulais savoir s’il y avait réellement lieu de ne pas s’inquiéter pour notre héroïne. Et il faut dire que le titre accomplit parfaitement sa mission pour cette grande introduction.

Dont' worry, be happy!

Don’t worry, be happy! – T.1 HOSHI TO KUZU © 2015 by Kaori Hoshiya / SHUEISHA Inc.

Découvre-t-on ainsi Anzu Mamenoki. Lycéenne vivant seule avec sa mère depuis que son père les a abandonnées en laissant une forte dette derrière. Les deux femmes ont donc appris à vivre dans la pauvreté. Mais la mère a toujours eu un objectif pour sa fille : qu’elle fasse des études brillantes afin d’obtenir un métier rémunéré à hauteur de 10 millions de yens par an ! Rien que ça ! Et c’est avec ce doux rêve que la jeune Anzu a grandi. Pour elle, le lycée est l’occasion rêvée pour débuter son rêve et cela passe notamment par la présidence du Bureau des élèves… Sauf qu’elle est devancée par le beau Seiji Yamabuki. Courtois, séduisant et diplomate, le jeune homme est admiré par ses camarades, ce qui agace profondément Anzu. Mais sa déception est encore plus grande quand elle constate que les autres membres du bureau des élèves ne la rassurent pas plus entre la starlette et le séducteur de service… Bref, Anzu voit déjà son rêve d’ascension sociale s’éloigner d’autant que son entente avec Seiji n’est pas au beau fixe. Mais contre toutes attentes, elle va découvrir que tout cela n’est pas si désagréable qu’elle le pensait…

« Dire que c’est un type comme lui qui a été élu à ma place… » (Anzu) – Tome 1.

C’est avec un certain plaisir qu’on lit Don’t worry, be happy! Il faut dire que la mangaka prend le parti de nous tromper sur l’intrigue. Si elle est exclusivement fermée (puisque se déroulant en grande majeure partie dans le bureau des élèves), la romance qui n’est pas encore totalement engagée ne tombe pas dans le cliché. On aurait pu craindre une histoire entre le beau brun ténébreux (BBT) et la jeune fille beaucoup trop coincée et qui ne pense qu’à son avenir. Mais en fait, j’ai plutôt eu l’impression que la mangaka s’en amusait et qu’elle sortait de ce stéréotype pour proposer une autre vision.

Don't worry, be happy!

Don’t worry, be happy! – T.1 HOSHI TO KUZU © 2015 by Kaori Hoshiya / SHUEISHA Inc.

Pour autant, cette grande introduction permet de découvrir assez rapidement le ton de la série : les personnages possèdent tous un caractère assez fort finalement mais je ne peux pas dire qu’ils soient des caricatures pour autant. Et là où la mangaka s’avère plutôt astucieuse, c’est parce qu’elle arrive à donner suffisamment de nuances à ses personnages. Ainsi Anzu que l’on peut penser très droite et rigide va connaître déjà une évolution intéressante dans ce premier volume. On voit qu’au contact des autres, elle est capable de s’adapter puis finalement, elle découvre que cela ne lui déplaît pas tant. Plus loin que la lycéenne qui veut gagner dix millions de yens, la mangaka cherche à ouvrir davantage les horizons d’Anzu. Il en est de même pour Seiji qui apparaît comme le type imbu de lui-même alors que finalement, cette manière de se comporter au début ne cherche qu’à montrer que lui aussi cherche sa place. On découvre un jeune garçon plus soucieux des autres qu’il n’y paraît et profondément bienveillant dans le fond. Tout cela ne fait donc que grossir le ressort comique du début. La mangaka use parfaitement de tous ces détails mais pour mieux mettre en exergue le vrai point du manga qui est la quotidien du BDE et les responsabilités qui leur incombent.

De ce fait, comme dit ci-dessus, on suit de façon assez plaisante les différentes mésaventures d’Anzu. L’atmosphère se veut relativement conviviale. Si les différents évènements ne surprennent pas toujours, ils ont le mérite d’être toujours traités avec un angle différent. De telle sorte que les tons peuvent aussi varier pour osciller entre le côté caustique, comique ou plus sérieux. Même quand il est question de brimades, la mangaka choisit de ne pas tomber dans le pathos (et on lui en est gré). Finalement, cela permet de donner un certain souffle au titre qui répond à sa catégorie « Feel Good ». La série n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour toucher son public et c’est pour cette raison qu’on prend un plaisir à le lire.

Et cela est aussi renforcé par les personnages qu’on pensait caricaturaux au départ mais qui s’avèrent tous plus attachants les uns que les autres. La petite équipe apprend également à se connaître et une complicité finit par grandir petit à petit. Quelque part, c’est assez réaliste avec ce que peuvent vivre des lycéens lambda. J’espère toutefois que la suite de la série permettra d’approfondir un peu plus les personnalités. En quatre tomes, il faut espérer que la mangaka prendra ce petit temps.

« Je commence à penser que me retrouver ici en leur compagnie a peut-être du bon. » (Anzu) – Tome 1

Côté romance, ce premier tome choisit de ne pas la mettre en avant. On joue davantage sur de petites subtilités pour faire comprendre les choses. Après, ne nous voilons pas la face, il était presque évident qu’Anzu allait commencer à ressentir des choses pour Seiji. Toutefois, ce n’est pas pour autant qu’elle choisira de les assumer. Et peut-être que j’apprécie davantage cette façon de procéder : Anzu n’a jamais eu d’amis au sens large du terme alors de là à ce qu’elle ose concevoir la notion de petit-ami, c’est encore autre chose. La façon dont elle a toujours envisagée ces deux notions apparaît comme un néant. Il sera donc intéressant de voir comment de l’abstrait, elle va commencer à visualiser le concret. En cela, Anzu est le personnage qui gagne le plus en profondeur dès ce premier volume et on attend de voir comment Seiji va également réagir car, de son côté, je ne peux pas dire qu’il soit si prompt à assumer certaines choses… Les deux devraient donc apprendre petit à petit.

D’un point de vue visuel, j’ai plutôt aimé le trait de Kaori Hoshiya. Je les ai trouvés fins et esthétiques. Les personnages ont un côté mignon mais sans exagération et sans que je ne sache réellement pourquoi, j’ai trouvé que parfois il y avait des ressemblances avec les traits d’Ichigo Takano (Orange, Dreamin’Sun). L’édition d’Akata est classique mais de qualité comme à l’accoutumée. Le papier est agréable au toucher de même que la traduction est soignée.

Pour résumer, ce premier volume de Don’t worry, be happy ! s’avère être une lecture réjouissante et que j’estampillerai comme « redonne le sourire ». Il est frais et montre que le lycée n’est pas que l’endroit où on étudie mais un endroit où on se découvre, sociabilise et se construit. Un titre que je vous recommande si vous cherchez une lecture rafraîchissante !

Informations :

Titre VO : ほしとくず -Don’t worry, Be happy-
Titre original : Hoshi to Kuzu – Don’t Worry, Be Happy
Genres : shôjo, school life, romance, comédie, Feel Good, tranche-de-vie
Nombre de tomes VF/VO  : 2/4 (En cours/Terminé)
Auteur : HOSHIYA Kaori
Édition VF : Akata
Prix : 6,95€

Extrait en ligne : Don’t worry, be happy! T.1

 

2 réflexions sur “Don’t worry, be happy! T.1 : L’épanouissement à portée de main!

  1. lire en bulles dit :

    Un titre qui ne m’attire pas plus que ça, malgré le fait que tu en parles très très bien. C’est un peu comme dans les romans, si je lis trop de feel good, je suis vite écœurée. Mais un jour, quand je sentirais le feeling et qu’il me passera sous la main je ne dirais pas non

    Aimé par 1 personne

    • heyden17 dit :

      Cela arrive parfois. On ne se sent pas forcément attiré par un manga sur le coup. Puis après, on prend le temps de le lire mais seulement quand l’envie nous prend. Moi, il m’attirait bien même si j’avoue que je partais avec des appréhensions. Après, ce n’est pas LE shôjo par excellence, mais on passe un bon moment 🙂

      Aimé par 1 personne

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