Poco’s udon world : s’accepter comme on est!

Poco's udon world

Poco’s udon world ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

Poco’s Udon World est une des belles trouvailles d’ADN durant l’année 2016. En effet, cet anime sans prétention s’est révélé être une très bonne surprise pour moi. Humour, amitié et émotions sont au rendez-vous. Tombez sous le charme de l’adorable Poco !

Résumé :

La vie de Souta Tawara, 30 ans, est sur le point de basculer ! Web designer à Tokyo, il doit retourner dans la préfecture de Kagawa pour ranger le restaurant familial d’Udon qui a fermé. Là, il va faire une rencontre surprenante : un tout petit enfant dort dans un grand chaudron… Mais que fait-il ici ? Après bien des (més)aventures, il décide de l’appeler Poco et de s’en occuper. Retrouvez les aventures quotidiennes de ces deux personnages hauts en couleurs dans le paisible « Royaume Udon » et suivez Poco dans les rues de Kagawa, plus énergique que jamais ! Souta saura-t-il assumer ses nouvelles responsabilités ? Poco pourra-t-il s’adapter à sa nouvelle vie ?

Source : ADN

Un anime « tranche-de-vie ».

Poco’s Udon World s’inscrit dans le type « tranche-de-vie ». Si vous avez du mal avec ce genre, il vaut mieux passer votre chemin car je pense que vous aurez beaucoup de mal. En effet, on découvre le quotidien essentiellement de Poco et Sôta mais sur fond d’intrigue fantastique tout de même (mais je reviendrai là-dessus plus bas). Ainsi, on fait la connaissance de Sôta : jeune trentenaire qui est webdesigner à Tokyo. Il retourne dans sa ville natale située dans la préfecture de Kagawa suite au décès de son père. Une préfecture connue pour être celle de l’Udon (référence au titre). Il ne s’est jamais senti l’ambition de reprendre l’entreprise familiale : en effet, son père tenait un restaurant d’udon. Mais voilà qu’il va trouver dans la boutique un petit garçon. Il décide de le recueillir le temps de retrouver ses parents quand il découvre que ce dernier possède une queue et des oreilles. En réalité, il s’agit d’un tanuki mais Sôta est loin de se douter que cette rencontre va avoir de grandes répercussions sur sa vie.

Poco's udon world

Poco & Rinko ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

Poco’s udon world est réellement un anime que l’on prend plaisir à suivre. Je ne peux pas dire qu’il se passe des choses extraordinaires (sauf la fin peut-être) mais il se dégage énormément de choses en fait. On rit devant les facéties de Poco, on sourit de la complicité entre Sôta et Poco mais on a aussi les larmes aux yeux (la fin est particulièrement touchante).

Une intrigue qui gagne en profondeur.

Dans un premier temps, il faut bien avouer que je ne voyais pas réellement où l’intrigue voulait nous conduire. En effet, on a surtout l’impression d’enchaîner les épisodes sans linéarité. Pour autant, je n’ai pas été si gênée car on voit comment se construit surtout la relation de Sôta avec Poco. Une relation qui contient pas mal de maladresses car finalement, les deux cherchent un peu à s’apprivoiser. Mais au fur et à mesure, ils ont quasiment une relation de père à fils. Il y a quelque chose de très touchant qui se dégage des deux car cela permet également à Sôta de se remettre en question par rapport à ses choix de carrière comme ses choix personnels. On voit que ce dernier se pose des questions sur ses envies de paternité par exemple, chose qui est renforcée quand il revoit son ancien amour du lycée à présent maman. Mais on voit également que le personnage n’a pas toujours pris le temps de réellement vivre. Cela se manifeste notamment par le fait que le personnage s’interroge sur son envie de retourner à Tokyo alors qu’il avait quasiment fui son village natal mais peut-être plus loin fui sa famille et notamment le regard désapprobateur de son père.

Poco's Udon World

Poco’s Udon World ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

En réalité, plus on progresse dans l’anime et plus on comprend qu’il est avant tout une quête initiatique. Sôta ne le réalisait pas mais il a suffi que Poco entre dans sa vie pour qu’il en vienne à réfléchir sur ses actions. On voit donc le personnage mûrir, comprendre des choses qu’il ne percevait pas également. Mais surtout, on voit le personnage se pardonner d’une certaine façon. Le jeune homme avait toujours pensé être une déception pour son père si bien qu’un froid s’était créé entre eux. De manière très astucieuse et onirique, Poco va servir de lien pour rapprocher le père et le fils d’une manière aussi inattendue qu’émouvante. Je dois avouer que ce passage est réellement le plus beau de l’anime. La dimension fantastique est très bien mise en valeur et Poco se révèle être bien plus qu’un simple tanuki recueilli par Sôta. C’est grâce à lui que ce dernier va redécouvrir les valeurs familiales avec notamment une phrase qui m’a profondément marquée :

« Même séparée, une famille reste soudée par les liens du cœur. »

Poco's udon world

Poco ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

Un précepte que Sôta n’avait pas compris avant de vivre la chose lui-même. Sous ses airs très légers et réjouissants, l’anime aborde des notions très fortes : le fait de vouloir être bien vu dans la société, la peur du rejet voire de l’autre avec Poco. Même le « petit garçon » en vient à redouter d’être vu sous sa réelle apparence devant les autres avant que Sôta ne lui fasse comprendre l’acceptation.  Il ne faut pas s’y tromper : cet anime fait réellement réfléchir et de manière très judicieuse.

Des personnages hauts en couleur!

Le tout est porté par une galerie de personnages très hauts en couleurs. En premier lieu Poco qui insuffle un vrai dynamisme à l’histoire. Dès son arrivée, on se doute que rien ne sera comme avant mais on est loin de se douter qu’il sera presque le pilier amenant la prise de conscience de Sôta. C’est un « petit garçon » (je préfère dire ainsi) tellement adorable. On s’amuse de ses découvertes, de ses « bêtises », de son charme. On fond totalement devant sa bouille si « kawaï ». Bref, un vrai plus pour moi. Ensuite, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Sôta. J’ai notamment aimé son cheminement et le fait que le personnage parvienne à être celui qu’il a toujours voulu être. On se rend compte que son manque de confiance était essentiellement lié à ce qu’il pensait imposer à son père. La réconciliation entre les deux n’en est que plus symbolique.

Poco's udon world

Sôta & Nakajima ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

Enfin, il y a les autres personnages secondaires qui apportent beaucoup également : la sœur de Sôta, Rinko, est assez amusante. Elle est un peu volcanique par opposition à son frère si bien que cela amène des joutes fréquemment comiques. Sa rencontre avec Poco lui permettra également de se poser des questions sur l’instinct maternel. Nakajima dit « Nakaji » par Poco s’avère aussi très drôle notamment parce qu’il est souvent cynique. Derrière son côté bourru se cache en réalité une personne très soucieuse. Et quelque part, je crois que sa rencontre avec Poco lui a permis de voir les choses différemment. L’amitié qu’il entretient avec Sôta est aussi bien mise en exergue dans l’anime. Le collègue de Sôta à Tokyo, Hiroshi, est très amusant mais essentiellement contre son gré. Disons qu’il subit quelque peu les choses…

Poco's udon world

Nozomi ©Nodoka Shinomaru/Shinchosha ©“Udon no kuni” Production Committee

Un graphisme perfectible.

Du côté des graphismes, on sent parfois une certaine « pauvreté » dans les traits des personnages (parfois, j’ai tout de même trouvé que Sôta ressemblait à Handa de Barakamon). Mais du côté du cadre, c’est vraiment très esthétique. Les paysages de Kagawa sont plaisants pour les yeux et on dirait qu’on cherche d’ailleurs plus à magnifier les paysages que les personnages. Néanmoins, l’ensemble est loin d’être désagréable.

Une OST douce et soignée.

L’OST est agréable à écouter. L’opening chanté par Weaver et intitulé « SOS » prend sans doute tout son sens au vu de l’anime. L’ending s’avère également sympathique. Les thèmes musicaux sont plaisants.

Pour terminer, Poco’s Udon World est un anime très rafraîchissant. Je n’attendais pas tant au départ et j’ai été réellement séduite. Je vous le recommande très chaleureusement.

Informations :

Titre VO : うどんの国の金色毛鞠
Titre traduit : Udon no Kuni no Kiniro Kemari
Année : 2016
Studio : Liden Films
Genres : seinen, tranche-de-vie, gastronomie
Réalisateur : IBATA Yoshihide
Nombre d’épisodes : 12
Éditeur VF : ADN
Prix : N/C (une sortie en DVD/Blu-Ray est prévue)
Durée : 24 mins

 

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