Chihayafuru T.1 : L’amour du Karuta!

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Chihayafuru – Tome 1 ©Pika édition

Chihayafuru : un titre dont j’avais fortement espéré la licence et qui connaît un vrai succès au Japon mais pas autant que je le souhaiterais en France…). Fort de deux adaptations animes et d’un film live, le titre a su mettre au goût du jour le karuta. Et autant dire qu’on peut facilement se laisser embarquer par l’enthousiasme de l’héroïne mais également de son équipe!

Résumé :

Chihaya a un but dans la vie : devenir championne mondiale de karuta, jeu de carte traditionnel japonais. Le karuta, elle est tombée dedans quand elle était petite, avec ses deux meilleurs amis (et admirateurs secrets) Arata et Taichi. Arrivée au lycée, elle fait fie de tous ses prétendants et se consacre au recrutement de camarades pour son club de karuta. Il ne faut pas se fier aux apparences, sous ses airs de reines de beauté, Chihaya cache une volonté de fer, et se bat corps et âme pour monter les grades du monde du karuta. D’entraînements en compétitions, des liens forts vont se lier entre les membres du club, et chacun se découvrira des capacités insoupçonnées.

Source : Pika édition.

Avis :

Premier tome revenant sur l’enfance de Chihaya là où l’animé s’ouvre un peu différemment, je l’accorde. Mais à la rigueur, je préfère plus l’entrée de l’animé qui permet de faire le lien entre le présent et le passé. Vous pourrez constater que je ferai parfois des parallèles avec l’anime parce que bien que j’aie lu le manga avant, j’étais quand même plus avancée dans l’anime.

Enfin, passé ce micro-détail, c’est un tome d’introduction : Une Chihaya encore inexpérimentée, garçon manqué à souhait et pas totalement capable d’avoir ses propres envies. Un Taichi qui se cache derrière ses airs de dur pour cacher ses faiblesses et un Arata sympathique, mature et dont les souhaits sont quand même les plus simples et réalistes. Néanmoins, très facile de soupçonner le triangle amoureux, même si on tiendra compte du fait que même à cette époque, Chihaya n’est pas très fine pour voir les choses. Bon, en même temps, cela la caractérise.

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CHIHAYAFURU © 2008 Yuki SUETSUGU / Kodansha Ltd.

Point qui va prendre une place trop prépondérante dans le manga (mais c’est normal en même temps^^) : le karuta. Alors, je le redis, j’adore la façon dont la mangaka sublime ce sport qui semble totalement « has been » pour en faire quelque chose de passionnant. En plus, elle a l’art de donner de l’intensité à ce jeu. Les choses sont simples qui plus est, ce qui permet de comprendre assez vite la mécanique. Néanmoins, c’est la suite que je redoute… *soupir. Pour l’instant, on ne peut pas aller contre la mangaka : elle pose son cadre et le lecteur a besoin de comprendre le fonctionnement de ce jeu, mais il y a des fois où j’avais des envies de taper ma tête contre le mur en raison de la lenteur . Bref, revenons à nos moutons : alors tout ceci est très intéressant, les personnages sont mignons comme tout, le rapport amitié/rivalité est exploité de manière cohérente puis Taichi est super adorable (vous aurez compris que je suis une fangirl dès qu’il s’agit de Taichi) , et la trame narrative se suit sans souci.

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CHIHAYAFURU © 2008 Yuki SUETSUGU / Kodansha Ltd.

Au niveau de l’histoire, j’aime cette manière de mêler sport et romance. Même si parfois, j’ai l’impression que le karuta l’emporte trop sur la romance (ce qui me dérange un peu car c’est également le triangle Taichi/Chihaya/Arata qui m’intéresse). Toutefois, cela reste plaisant à découvrir dans la mesure où ce n’est pas un jeu aussi renommé que d’autres. De ce fait, il y a un aspect assez pédagogique qui se dégage des parties de karuta. Le tout est renforcé par la passion que les personnages ont pour ce jeu. On retrouve donc la partie laissant la part belle au passé où on découvre comment Chihaya s’est construite son propre rêve grâce à Arata. Mais on découvre aussi que plus jeune, il y avait déjà une espèce de sourde rivalité entre Taichi et Arata, même si cet aspect est plus présent chez le premier. Ce passage s’avère important dans la narration pour comprendre à quel point Chihaya aime le karuta et même si c’est un peu fastidieux par moment (il y a quelques longueurs lors des parties), il n’en demeure pas moins que c’est aussi quelque chose qui forge le caractère déjà bien dynamique de la petite fille. J’espère tout de même que l’intrigue va avancer de manière plus rythmée, parce qu’avec plus de trente tomes encore en cours au Japon, j’ai peur qu’il souffre d’essoufflement par moment.

« Je comprends que tu n’aies pas envie que Chihaya ne t’aime plus… » – (Arata à Taichi)  Tome 1.

Comme dit précédemment, la romance n’est pas négligée, mais elle est encore peu présente pour le moment. D’autant que le personnage de Chihaya est le type à ne rien voir (même quand c’est clairement sous son nez) et rien comprendre (l’implicite et elle, c’est quelque chose). Il apparaît flagrant que Taichi en pince grandement pour elle, mais elle a un côté naïf qui fait qu’elle ne semble pas percevoir ces choses-là. De ce fait, j’aime bien quand la mangaka donne un peu les pensées de ce dernier qui se languit pour elle, même s’il n’en dit rien. Quant à Arata, c’est sans doute voilé mais nul doute qu’il a des sentiments pour notre belle héroïne. Le fait qu’il ressente les émois de Taichi prouve qu’il a remarqué son intérêt et plus loin, que cela a suscité le sien. En somme, je dirais que Chihaya est une beauté qui s’ignore en quelque sorte. Tout le monde s’extasie sur le fait qu’elle soit jolie, mais elle est très loin de ces considérations, ce qui n’est pas plus mal quelque part.  Leurs personnalités sont très contrastées à tous les trois : Taichi est l’impulsif dans ce tome : il agit parfois sans réfléchir et regrette ensuite, tandis qu’Arata est plus posé et et Chihaya, on a du mal à canaliser son énergie.

« C’est super d’avoir un rêve… » – (Chihaya) Tome 1.

Les poèmes du « Hyakunin Isshu » sont assez captivants par leur richesse. On découvre qu’ils ont une histoire. Comme toujours, c’est le côté « sublime » de la mangaka. En y réfléchissant, l’anime suit vraiment bien le manga avec ce côté « féérique » limite .

Cela ne l’empêche pas de détailler les personnalités des personnages : Un Taichi à qui on demande toujours plus (sa mère), une Chihaya qui aimerait être considérée pour elle par ses parents et un Arata introverti, mais qui cache une grande détermination.

Visuellement, je dois dire que j’ai été un peu déçue, parce que le graphisme de l’anime est tellement joli que je pensais voir la même chose dans le manga. Or, parfois, il a un côté brouillon qui le dessert. Je trouve qu’il manque d’affirmation en fait. Toutefois, il n’est pas si déplaisant. Quant à l’édition de Pika, elle est de qualité et on ne peut qu’appréciera les poèmes qui sont donnés pour peut-être s’adonner également au karuta.

Bonne entrée en matière proposée dans ce premier volume par Yuki Suetsugu. Il est vrai que je suis un peu circonspecte en sachant la suite, mais objectivement, on passe un très bon moment. Ce titre mériterait d’être lu par un plus large public!

Informations :

Titre VO : ちはやふる  
Titre VF : Chihayafuru
Genres : romance, sport, tranche-de-vie, josei
Nombre de tomes VF/VO  : 16/32 (en cours)
Auteur : SUETSUGU Yuki
Édition VF : Pika
Prix : 7,50€

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