Death Parade : allez à la rencontre de la mort…

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Death Parade

Death Parade ou la bonne surprise de l’année en matière d’animes. Plongez au coeur d’histoires atypiques mais toutes liées à la mort et n’hésitez pas à faire connaissance avec un hôte bien particulier : Decim. L’anime a su montrer une progression intéressante offrant des réflexions éthiques autour de la vie, la mort, la culpabilité, le pardon et j’en passe car je reviendrai sur ce point plus bas.

Résumé :

“Bienvenue au bar Quindecim” C’est dans ce bar étrange ainsi baptisé que deux clients qui ne savent rien de ce lieu se retrouvent devant le gérant aux cheveux blancs, Decim. “Vous allez maintenant participer à un jeu où vous devrez jouer avec votre vie.” Ainsi sont-ils invités à participer au Death Game et à mettre à nu leur vraie nature. Un jeu dont Decim se révèle être l’arbitre. Mais quelles règles cet arbitre va-t-il énoncer ?

Source : ADN

Une intrigue complexe…

Quand j’ai débuté l’anime, je partais avec de sérieuses appréhensions car j’avais vu Death Billiards qui lui est lié et j’avais eu un sentiment plus mitigé car il manquait quelque chose bien que la thématique était intéressante. En même temps, l’OAV ne permettait sans doute pas d’exploiter davantage l’essence de l’anime.

Néanmoins, quand on débute Death Parade, on pourrait rester sur ce sentiment vague. Il faut dire qu’on n’a pas de réel fil directeur qui est donné : nous voyons plusieurs épisodes où des personnages s’affrontent pour déterminer s’ils vont être réincarnés ou envoyés dans le néant. Le réel enjeu n’intervient que plus tard une fois que l’on commence à apprendre des choses sur Chiyuki et aussi sur le métier (très vague au départ) d’arbitre. Toutefois, ces jeux sont loin d’être inintéressants. J’avais pu craindre une forme de redondance car le principe reste le même dans l’absolu. Mais au fur et à mesure, on ne peut que constater qu’il y a une forme d’innovation, des choses qui bousculent un peu l’ordre établi (certains personnages ne sont pas envoyés tout de suite vers une « destination » comme Mayu et Harada). Par ailleurs, d’autres histoires se poursuivent plus longuement permettant une plus longue introspection des personnages. Finalement, on finit par se prendre de passion pour les divers personnages et les raisons qui les conduits à mourir. Très fréquemment, ces histoires peuvent faire écho en nous : on se sent affectés par ce qu’ils vivent et ce, peu importe qu’ils aient un bon ou mauvais fond. Une forme d’empathie assez inexplicable survient. Celle-ci s’amplifie quand les personnages sont proches (comme pour Machiko et Takashi). Par ailleurs, cela permet également de découvrir plusieurs réactions quand les personnages apprennent ou comprennent qu’ils sont morts : soit ils passent par une phase de déni, soit ils sont fatalistes, soit ils acceptent assez rapidement l’idée. Dans tous les cas, cette nouvelle reste toujours un choc mais aussi une occasion de revenir sur le passé des personnages à travers les flashbacks. Ce qui est assez brillant, c’est que l’anime parvient à insuffler une réelle personnalité aux personnages alors qu’on aurait pu craindre une certaine superficialité du fait de leur nombre. Or, on a plusieurs traits de caractères dépeints où tout un chacun peut parfaitement se reconnaître.

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Death Parade

Plus on progresse, plus on constate que les diverses intrigues « annexes » permettent d’amener l’intrigue « réelle », celle qui tourne autour de la jolie Chiyuki. Au tout début, on ne sait pas trop qui est ce personnage bien que l’on constate rapidement qu’elle est humaine. Cette dernière sert d’assistante à Decim et souvent, elle se révèlera de bon conseil car elle fait preuve d’une certaine clairvoyance et compassion vis-à-vis de la nature humaine. Mais forcément, une fois que Nona commence à donner quelques indices, on a presque l’impression que Chiyuki est un peu un « cobaye » qui va servir à comprendre l’implication « émotionnelle » d’un arbitre. Il faut bien reconnaître qu’une certaine complicité un brin étrange a fini par se nouer entre Decim et Chiyuki. Ce dernier est fréquemment surpris par les discours de Chiyuki qui le font s’interroger sur sa place en tant qu’arbitre. De manière plus complexe, l’anime offre une profonde réflexion sur ces arbitres qui, de manière générale, se voient comme des marionnettes mais qui cherchent presque à sonder l’âme humaine. Je pense qu’il y a quand même des aspects qui pourront sembler obscurs pour certains mais sans trop en dévoiler si vous souhaitez voir l’anime, j’ai trouvé cet ensemble très pertinent. Cette manière de nous interroger sur les « tares » de l’être humain ou de voir comment petit à petit, les arbitres se laissent influencer par les sentiments humains. Decim est, à cet égard, le personnage le plus troublant. Il faut dire qu’il ne cherche de se poser des questions sur sa légitimité. Son passe-temps (la création de marionnettes s’inspirant d’humains) est notamment une façon de voir qu’il trouve leurs états d’âme intrigants. Le personnage pourra sembler impassible mais en fait, il n’en est absolument rien, c’est lui qui réfléchit sans doute le plus. Le dernier épisode où il met en scène le passé de Chiyuki montre à quel point le personnage a été bouleversé par toutes ces émotions :

Le moment où on voit les petits carrés exploser dans ses yeux est un très beau moment. On a l’impression de saisir toute la portée dramatique de l’anime.

Pendant un long moment, on a l’impression qu’il y a un danger si les arbitres commencent à être plus « humains » pourtant la progression tend bien à montrer qu’ôter ou avoir des émotions ne rend nullement une personne horrible et qu’il suffit de peu pour choisir ce que l’on souhaite être. La dernière réflexion de Chiyuki à l’égard de Decim est sans doute symbolique d’ailleurs.

Un mélange des genres et des registres intéressants

Ce mélange des genres et des registres est donc parfaitement harmonieux. Parfois, l’anime va jouer sur un ton un peu léger et pas forcément en adéquation avec la thématique, mais d’autres fois, on va tomber dans quelque chose d’assez tragique où on voit comment tous les personnages sont mis à rude épreuve ou les dilemmes qui peuvent parfois s’offrir à eux. Certes, cela permet de voir ce qu’il peut y avoir de plus malsain chez l’être humain (souvent, les personnages montrent un visage assez cruel), mais quand ils réalisent le réel but de tout cela, on voit à ce moment qu’ils ne peuvent pas lutter contre leur vraie nature humaine. Ils finissent enfin par être lucides dans tous les sens du terme.

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Death Parade

Une animation et OST réussies

Il faut souligner que l’animation est plutôt bonne jouant sur une ambiance assez sombre souvent (avec un ton mauve/violet prédominant) comme si on était dans un endroit « cosy » d’une certaine manière. Cela est amplifié par l’OST qui a de vagues accents « jazzy ». L’opening joue sur un côté dynamique voire un peu décalé là où l’ending accentue sur le ton grave voire rauque. J’ai d’ailleurs eu un petit coup de cœur pour l’ending.

Death Parade s’avère être une très bonne surprise. Pertinent dans ses réflexions et juste dans son déroulement, cet anime vaut réellement le coup d’y jeter un œil.

Informations :

Titre VO : デス・パレード
Titre original : Death Parade
Année : 2015
Studio : MADHOUSE
Genres : drame, mystère, psychologique
Réalisateur : Tachikawa Yuzuru
Nombre d’épisodes : 12
Editeur VF : ADN | Kazé
Prix : 49,95€
Durée : 24 mins

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